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les débuts
- Dès l’antiquité chez les Grecs et les Romains, et en Chine depuis plusieurs siècles, l’utilisation des plantes pour traiter la pollution apparaît de façon concomitante avec les premières villes.
- 1871 : après les premières études scientifiques sur la dégradation des polluants des eaux usées par les cultures agricoles (Adolphe Mille et Alfred-Durand Claye), la Ville de Paris met en service un hectare de “jardin modèle” ouvert au public pour convaincre les cultivateurs de la plaine de Gennevilliers des vertus ferti-lisantes de ces eaux d’égouts. Petit à petit, la Ville de Paris y consacre 5 100 ha.
- 1875 : l’ingénieur Popoff met en œuvre un système d’épandage à Moscou, et, la même année, le Dr Hobrecht autour de Berlin sur plus de 25 000 ha.

La phytorémédiation pour les sols
- 1910 : la phytorémediation pour le traitement des sols pollués aux métaux lourds prend naissance en Russie avec la publication des travaux de Vernadsky (“la biosphère”). L’étude des flux biogéophysiques entre les sols (lithosphère), les végétaux (biocénose) et l’atmosphère conduit à définir des règles de calcul de bioaccumulation des métaux lourds dans les végétaux. Le laboratoire d’Écologie Appliquée de l’Oural à Ekaterinbourg - dirigé depuis plusieurs décennies par Tamara Chibrik - fait ressortir les impacts sur la santé humaine des “zones technogènes” dans la plupart des grandes agglomérations russes, zones qui perturbent les flux biogéochimiques de la biosphère et même le magnétisme terrestre.
- 1980 : l’URSS met en place une directive nationale sur la phytorémédiation et inscrit dans les plans quinquennaux un programme de “phytorecultivation” des sols industriels contaminés qui traite plus de 1,4 million d’hectares entre 1980 et 1990.
- 1990 : aux États-Unis, le russe Ilya Raskin, s’inspirant des anciens travaux scientifiques soviétiques sur la phytoaccumulation (piégeage et fixation des métaux lourds à partir de la biomasse des plantes), développe le concept de phytoextraction. Les premières sociétés de dépollution par les plantes apparaissent. Les premiers brevets sont déposés après une cinquantaine d’études scientifiques.
- depuis 2000 : le concept de phytorémédiation se généralise dans le monde à partir de plusieurs programmes de recherches scientifiques. L’Agence de Protection de l’Environnement des États-Unis publie le premier guide de phytorémédiation en février 2000 et la Communauté Européenne lance le programme de recherche COST 837 pour mettre au point les premiers essais sur le terrain.

la phytorémédiation pour l'eau
la phytorémédiation pour l'air



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